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[Web Creator] [LMSOFT]
Dès ses débuts, Grégoire développe instinctivement quatre styles picturaux, quatre familles de toiles : Toiles rythmiques / Cubisme en perspective / Toiles colorées / Compositions diverses. Depuis plusieurs années une cinquième famille d’œuvres est consacrée à la photographie, les « Lumières numériques ». Grégoire travaille par série, ce qui le caractérise c’est la variété des points de vue quand il aborde un sujet.
A partir 1998, il expose dans les salons consacrés à la peinture : Salon d’Automne de Paris, Salon des Indépendants de Paris, Grand Marché de l’Art contemporain à la Bastille Paris … / Dans les manifestations organisées par des collectivités locales : Salon de la Peinture de Louveciennes, de Chatoux, de Carrière sur Seine, Marché des Peintres Art’uel de Rueil-Malmaison … / Par l’intermédiaire d’association « Pour un Sourire d’Enfant » « Les enfants du Mekong » venant en aident aux enfants défavorisés du Tiers Monde. Il a participé à l’illustration de l’ouvrage consacré au 50e anniversaire du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP). Désireux d’aider ses confrères dans la diffusion de leurs travaux, il crée AUBART en 1999, association au service des peintres et photographes.

PRESENTATION DES OEUVRES
1) LUMIERES NUMÉRIQUES:
Grégoire BALAŸ exprime dans ces photographies ses talents de coloriste et son attrait pour la lumière. Il s'agit bien là d'un travail de peintre autant que d'une approche de photographe. Destruction autant que construction. Poursuite de la satisfaction abstraite. Recherche de l'original et du non encore réalisé ni vu.
L'attirance pour la photographie correspond d'abord tout simplement chez Grégoire à la quête du beau. La nuit, présente parfois dans la démarche, permet au mieux de retrouver les couleurs qui aident à transcrire la luminosité intérieure. Sur certaines photographies, la dimension gestuelle fait le reste : l'appareil devient pinceau, il est prolongement de la main.
La technique est certes présente au travers l'utilisation de filtres et de logiciels, mais paradoxalement, toute manipulation est ici synonyme de poursuite de la vérité, de recherche de l'harmonie intérieure. C'est pourquoi, même si les possibilités techniques sont infinies, l'artiste s'arrête quand le vrai est là, quand cette harmonie est enfin présente.
2) TOILES RYTHMIQUES :
Ces oeuvres ont pour objectif d'illustrer le rythme des musiques. Jazz d'abord, musique classique ensuite, que l'artiste choisit en fonction de son inspiration.
Même si certains peintres ont pu historiquement réfléchir au rapprochement de la peinture et de la musique, il convient de souligner que le sujet du rythme n'a jamais été traité.
Le concept de " rythmique " renvoie également à la notion de peinture instinctive. Deux effets se combinent : la peinture illustre le rythme ; le rythme scande le geste du peintre. La technique se met au service de la pensée : grandes spatules et graves structurent la toile ; petites spatules et aigvºs précisent les détails. Le regard est capté par ces détails et va dans la profondeur de la toile. Dans leur diversité, les envolées musicales portent l'artiste et la peinture devient parole, fait sens avec la musique.
Ainsi les expositions de ces oeuvres s'accompagnent-elles au mieux des musiques qui ont amené leur création. Des happenings sont d'autre part possibles, l'artiste peignant dans ce cas en présence de musiciens.
Les toiles présentées permettent de déceler et d'appréhender des symboles essentiels : la chavÆne humaine ; l'aspect instinctif de la nature ; le dépassement des clivages par la musique qui peut mener à la transe.
Même si l'instinct est bien présent, le rythme est devenu sujet.
3) CUBISME EN PERSPECTIVE :
Grégoire s'est toujours senti passionné par la psychologie et inspiré par son aspect cognitif. Le sujet des peintures de cette famille est dès lors clair : les processus psychologiques communs à tous les hommes. Encore une fois, la peinture se fait universelle.
Pourquoi se servir du cubisme comme moyen d'expression ? Comme un objet peut être représenté de multiples façons en fonction du point de vue de l'observateur, ainsi l'être humain n'est visible qu'à travers le prisme de ses croyances. Tout est relativité et l'important est de décrypter autant que faire se peut la carte du monde de l'autre.
La psychologie a révolutionné les dernières décennies. L'approche adoptée par l'artiste est synonyme de peinture d'engagement face à la souffrance sociale engendrée par la méconnaissance des processus psychologiques. La question est posée à la fois du positionnement intérieur et extérieur de l'individu. Elle se traduit en quête picturale de la transparence et ceci renvoie aux classiques.
La contemporanéité n'est pas rejet du classique et ceci ne constitue pas l'aspect le moins original du travail de Grégoire. Technique classique et traitement contemporain : là se trouve le secret de la véritable intégration. La technique se met au service de l'instinct. L'acquisition de l'expérience permet simplement de ne pas être bloqué dans l'expression de ses idées. Sans doute nous trouvons-nous ici face à une peinture de transition : il faut réaliser des toiles riches de poésie intérieure et en adéquation avec sa propre imagination
L'artiste ne sait pas toujours ce qu'il va découvrir. Poursuivant humblement son chemin, il invite les autres à participer avec lui à cette découverte et à l'accompagner tout au long de sa quête.
4) TOILES COLORÉES :
Elles se situent dans la cohérence de l'ensemble de l'oeuvre et, sans demander de commentaires particuliers, permettent d'appréhender le parcours de Grégoire et de mesurer les évolutions de sa démarche.
Des esquisses montrent en pastel gras la construction d'un univers abstrait.
Une série consacrée à la " grosse croûte contemporaine ", avec collages à la peinture, se veut un pied de nez à la mode du ready-made qui voit peu de nouvelles peintures apparaître aujourd'hui. Il ne s'agit pas de simples accumulations, mais bien de vraie peinture comprenant des éléments collés.
L'objectif des toiles colorées peut se résumer d'une formule : montrer que les flashs ressentis par l'artiste peuvent se transformer en films puis en images fixes. La toile se fait dès cet instant l'interprète de la congruence de la pensée, à l'issue du combat mené pour traduire les couleurs perçues. Elle prouve par son existence même la réalité de l'expérience comme des couleurs entrevues.
5) COMPOSITIONS DIVERSES :
Elles présentent l'intérêt de montrer d'ou vient l'artiste. Une constante domine : à partir de l'existence d'un sujet, du croquis à la toile, le sujet toujours redevient peinture.
Après avoir exploré au plus profond chacune des diverses et nombreuses familles de toiles et de photographies qu'il a développées, Grégoire   se sert de l'expérience acquise dans chacune de ces familles pour s'exprimer aujourd'hui en toute liberté.
Il représente dans tous les cas la richesse humaine dans son immense diversité. Ce qui compte pour lui, c'est le souffle intérieur, sans lequel il ne serait loisible que de se perdre.
L'une des toiles, " L'autre comédie ", illustre la peur de la différence d'autrui, les personnages perdant leurs visages en progressant vers le premier plan de la toile. Une autre, appelle un personnage dans le virtuel à revenir à la réalité. Sur une troisième, " Les sept lunes de la sagesse ", l'adolescent, confronté à l'image de ses parents, construit son visage, sa personnalité, modifie sa propre image, la sculpte, la montre aux autres, l'entraîne vers sa perspective de vie.
L'approche psychologique n'est décidément jamais loin.
Grégoire BALAŸ naît à Paris en 1970 et commence à peindre à l’âge de 21 ans. Après des études d’expertise comptable et de commissariat aux comptes, il se consacre tout entier à la peinture à partir de 1998, encouragé par un mécène britannique dont la famille soutient depuis de nombreuses générations de jeunes artistes.
g a l e r i e n e e l
biographie